Le Fightzone passe au niveau supérieur !
Détails de l'évènement :
Le Samedi 24 Avril 2010
Maison des Sports
251 cours Emile Zola
69100 Villeurbanne
France
Samedi 24 Avril 2010, une file d'attente impressionnante longeait les murs de la Maison des Sports de Villeurbanne, et ce une heure avant le coup d'envoi ! C'est cette même salle municipale qui a accueillie l'édition 2009, où 3000 spectateurs s'étaient donnés rendez vous. Avec ce quatrième volet, le FIGHTZONE confirme qu'il est un événement incontournable dans l'agglomération Lyonnaise.
La Maison des Sports de Villeurbanne (Photo : Fabrice Caterini)
CHOPLIN, KONATE dans une bataille stratégique
On attendait beaucoup du combat phare de la soirée que nous présentions comme une opposition surprenante de deux adversaires n'évoluant pas dans la même catégorie.
Il était près de 2 h du matin lorsque
Grégory CHOPLIN, habitué à boxer en moins de 75 kg, et
Moussa KONATE en moins de 71 kg se sont lancés dans une authentique bataille stratégique en moins de 73,5 kg.
Ce fut un duel tactique, alors que nous pensions que ces athlètes iraient plutôt chercher le coup dur !
CHOPLIN qui a du sacrifier quelques kilos pour faire ce combat avait une silhouette méconnaissable, mais a su par ailleurs astucieusement déjouer le assauts virils de Moussa KONATE en choisissant notamment le corps à corps.
Grégory a pris plus d'initiative durant ce combat, et cela sans vraiment poser sa boxe habituelle.
CHOPLIN a fait les bons choix dans cette rencontre. Il a été logiquement déclaré vainqueur à l'unanimité face à Moussa KONATE, qui reste un adversaire au style particulier, loin d'être évident à boxer.
KONATE et CHOPLIN dans un duel tactique (photo : Fabrice Caterini)
La revanche : KONTA vs ADAMANDOPOULOS
Le combat qui a précédé au choc CHOPLIN-KONATE s'effectuait en moins de 63,5kg, une opposition avec un goût de revanche pour la star locale
Bouba KONTA qui s'était incliné contre
Thomas ADAMANDOPOULOS sur le même ring l'an dernier. Le combat se déroulait dans les règles du K-1 en trois reprises de trois minutes pour ces deux athlètes évoluant aussi dans le "Muaythaitv Trophy".
Non satisfait du premier round, Foued EZBIRI a sa technique pour re-booster son poulain Bouba KONTA. En effet à la minute de repos, il inflige quelques claques à son boxeur, des baffes qui ont jusqu'à maintenant fait leurs preuves pour motiver le boxeur lyonnais...
Dans la seconde reprise, Bouba fait "le show", joue avec son adversaire, boxe d'une façon totalement inédite et imprévisible, impossible d'anticiper le moindre de ses gestes pour Thomas. Lors de Cette rencontre entre le lyonnais et le marseillais on ne peut observer de coups nets. Les deux adversaires sont très mobiles, et nous offre un combat dans un style très peu académique..
Mais ce qui compte pour Villeurbanne, c'est la victoire de leur champion et à l'unanimité des juges est déclaré Bouba KONTA vainqueur !
Thomas ADAMANDOPOULOS et Bouba KONTA (Photo : Fabrice Caterini)
Djimé COULIBALY,
"la tête haute" face à Sudsakorn
On retourne à présent dans les règles du muaythaï sans les coudes pour un combat franco-thaïlandais entre
Djimé COULIBALY et
Sudsakorn en moins de 71 kg.
En fin d'après midi, dans les coulisses de l'organisation, Sudsakorn est déjà l'attraction lorsque qu'il se promène au milieu des derniers préparatifs de la soirée. Nous avons eu le droit en avant première aux petits pas de danse qu'il envisageait de faire pour son entrée sur le ring....
Il est près de minuit, et Sudsakorn fait son apparition dans l'enceinte de Villeurbanne, avec bien entendu son petit pas de danse qui n'appartient qu'à lui...Sur son visage, d'énormes lunettes de soleil roses... Le public est "mort de rire"! Djimé COULIBALY pénètre ensuite dans l'arène et se contente d'une entrée plus sobre.
Après l'énonciation du palmarès impressionnant de 250 combats, le thaï effectue un très jolie ramuay
L'entrée de Sudsakorn (Photo : Fabrice Caterini)
Quelques minutes après le coup d'envoi, comme à son habitude Susdsakorn fait "le pitre", il "chambre" son adversaire.
Possédant d'excellentes techniques de poings, Djimé attend clairement le contre en anglaise, pour "coucher" le thaï. Une accélération à la fin du round, et Sudsakorn a été touché, mais ce dernier se permet de continuer à faire le malin en baissant sa garde volontairement, les bras ballants, comme pour narguer l'effort de Djimé....
Lors de la fin de la deuxième reprise, nous ne pouvons que constater que le combat est monté en intensité, Sudsakorn se fait clairement toucher en anglaise, et pour calmer les ardeurs de son adversaire, le thaï gère sa distance par le corps à corps et des projections, où Djimé impuissant s'écroule sur le sol de la surface de combat de Villeurbanne.
Djimé a gêné Sudsakorn avec son anglaise. (Photo : Fabrice Caterini)
Dans le troisième round, à défaut d'utiliser ses jambes Djimé tape des accélérations en poings qui heurtent plus violemment le visage de Sudsakorn, mais ce dernier la face rougit, encaisse merveilleusement bien. Il contre Djimé par des coups de genoux dans les cuisses pour lui casser ses appuis et terminer en corps à corps pour le projeter.
Jusqu'à la quatrième reprise, nous avons la sensation que Djimé est en phase de réaliser un exploit s'il évite le corps à corps, mais un "high kick" ultra rapide du thaïlandais met COULIBALY dans « le gaz », l'arbitre Kouider ABDELMOUMENI le compte... Est-ce le tournant du combat ?
Le "high kick" de Sudsakorn surprend COULIBALY (Photo : Fabrice Caterini)
Dernier round, derniere ligne droite pour Djimé qui a la jambe avant complètement "détruite" par les low kick de Sudsakorn. La cuisse de la jambe avant de Djimé est enflée et vire au bleu-violet.
Mais Djimé, courageux, tient le coup jusqu'au bout, mais sur une seule jambe son anglaise est évidemment moins percutante.
Le vainqueur de cette rencontre est Sudsakorn, mis en difficulté à certains moments, il nous a démontré au final son expérience de plus de 250 combats ! Bravo à Djimé COULIBALY qui a su gêner le thaï et faire comprendre d'une part à son adversaire qu'il était loin d'être un figurant, et d'une autre part au public qu'il était l'un des meilleurs français de la catégorie.
Guerre totale,
entre Charles FRANÇOIS et Abdellah EZBIRI
En moins de 67 kg,
Charles FRANÇOIS et
Abdellah EZBIRI se rencontraient dans les règles du K-1 en trois reprises de trois minutes.
Pas de préliminaires pour Abdallah EZBIRI, qui marque ses points d'entrée, en assaillant son adversaire de coups qui viennent de toute part.
Mais belle réponse de Charles au deuxième round qui fait face efficacement, et qui place quelques beaux coups de genoux.
C'est une guerre totale dans le dernier round, impossible de dire qui est le gagnant à ce moment de la soirée. Charles FRANÇOIS dominé durant la moitié de la rencontre touche en anglaise et nous offre rien que pour nos une yeux, une magnifique remontée !
Charles FRANÇOIS est proclamé vainqueur à l'unanimité des juges et grosse déception d'Abdellah EZBIRI qui aurait plutôt vu un match nul. Avant le duel, Charles FRANÇOIS habitué à évoluer sur les rings dans les règles traditionnelles du Muay, nous a avoué que ce fut sa première fois dans les règles du K1.
Coup de genoux sauté de Charles FRANCOIS sur Abdellah EZBIRI
(Photo : Fabrice Caterini)
Le public de Villeurbanne a pu assister au show des vainqueurs de l'émission de la chaîne télévisée M6 : « Incroyable Talent ». Il s'agit du collectif lyonnais : les « Echos Liés ».
Après une participation à la démonstration des « Échos Liés » où il s'est pris au jeu des artistes, Fouad a déclaré au public avec émotion qu'il prenait sa retraite sportive.
Fini les combats pour lui, lui qui a été plusieurs fois champion reconnu dans de multiples disciplines.
Aujourd'hui, il semble particulièrement réussir sa reconversion, en s'occupant de son club, et en œuvrant pour faire évoluer les sports pieds-poings dans la région lyonnaise.
Fouad EZBIRI et les "Echos Liés"
(Photo : Fabrice Caterini)
Kamel METZANI,
nouvel "outsider" en moins de 75 kg
On enchaîne avec un combattant encore très peu connu dans l'hexagone, remplaçant de Jonathan CAMARA pour la soirée, il a fait son entrée calmement sur le ring, il s'agit d'un nakmuay de Mulhouse (Haut-Rhin, France) :
Kamel METZANI évoluant dans le même club que Cédric MULLER.
Face à lui, le champion turc,
Aydin TUNCAY qui monte sur le ring coiffé du drapeau de son pays. La confrontation est en moins de 75 kg en muaythaï.
Le premier round vient juste de débuter, et suite à une puissante série en anglaise Kamel METZANI gagne par KO! Cueilli à froid, Aydin TUNCAY a été "foudroyé" par une droite qui a projeté son protège-dent à 1 mètre, le turc durement touché s'est écroulé violemment sur le ring ! Il a fallut quelque temps pour que ce dernier se relève avec le visage énormément déçu par la tournure des évènements...
Cette victoire fulgurante avant la limite nous a certainement dévoilé un "outsider" à prendre désormais en considération dans la catégorie des moins de 75 kg....Kamel METZANI...affaire à suivre...
Dans le match qui suit, les règles sont aussi en muaythaï, la rencontre entre deux nakmuays que Fouad annonçait comme la potentielle relève des poids lourds.
Corentin JALLON, le poids lourd de la team EZBIRI défiait à domicile un boxeur des Pyrénées-Atlantiques,
Stéphane SUPERREGUI détenteur du titre national dans la catégorie des moins de 91 kg.
Dès le départ, on sent un combat engagé, où les deux adversaires s'accrochent régulièrement.
Aucun des deux combattants n'a voulu lâcher de l'avance à son rival.
Finalement à deux juges contre un a été déclaré vainqueur Stéphane SUSPERREGUI.
Stéphane SUSPERREGUI et Corentin JALLON
(Photo : Bachir Ghazi)
Les combats du Fightzone 4 s'alternaient entre Muaythaï et K-1, cette fois ci c'est en K-1 que
Youssef EDDAGNI faisait face à
Sofiane MISSAOUI en moins de 70 kg. On sent de suite une supériorité technique de la part de Youssef, mais ce dernier n'arrive pas à toucher sèchement son adversaire.
Youssef est bien mobile, il se désaxe bien. Il a fait un bon travail, il est logiquement proclamé vainqueur.
Youssef EDDAGNI et Sofiane MISSAOUI
(Photo : Bachir Ghazi)
Passons à présent aux "Classe B", catégorie moins de 71 kg en muaythaï.
Le lyonnais
Mohamed HOUMER faisait face à
Mehdi BERICHA. Après une entrée ovationné par le public, Mohamed HOUMER démarre rapidement les premières secondes de la rencontre. Il domine techniquement son adversaire, et ses supporters scandent son nom.
Entrée de boxeur du Fightzone 4
(Photo : Bachir Ghazi)
Deuxième reprise, Mohamed est insistant sur les techniques de genoux qui atteignent leur cible, le public ne peut maintenir son émotion. Mohamed, alors en pleine confiance, tente toutes les techniques qu'il a apprise et vu en muaythaï.
Son adversaire essaye de résister aux assauts du pensionnaire de la team Ezbiri mais en vain...HOUMER a offert un beau spectacle à ses fans venus en masse.
Coups de genoux de Mohamed HOUMER sur Mehdi BERICHA
(Photo : Fabrice Caterini)
La rencontre suivante est en trois reprise de trois minutes dans les règles du K-1 et celle ci fait briller
Cédric BULLION face à
Mathieu ALGREI. En effet Cédric aime les techniques de coups de pieds spectaculaires, il enchaine remarquablement bien en poings après...
BULLION met de l'ambiance dans cette arène. Le public apprécie ses combinaisons. Il sera déclaré vainqueur à l'unanimité des juges.
Cédric BULLION face à Mathieu AGREI
(Photo : Bachir Ghazi)
En moins de 67 kg, un match Paris-Lyon, deux gabarits différents s'affrontent.
Kamel BAHI (Phenix Paris 13) a un beau style muay, il "shoote "bien en middle dans cette rencontre en 4x3 min. Son adversaire
Damien BALDACHINO, très longiligne, arrive à le contrer, sans faire de dégâts en poings. Dans la troisième reprise Damien est complètement "lessivé", et subit dans un coin une accélération en anglaise de la part de BAHI qui ne cherchera pas à finir son rival.
A la fin du combat, Damien a les flancs tout rouge marqués par les techniques de jambes de Kamel BAHI qui sera déclaré vainqueur à l'unanimité des juges.Damien BALDACHINO et Kamel BAHI
(Photo : Bachir Ghazi)
En classe B, toujours en muaythaï, mais cette fois ci en moins de 60 kg,
Amar LAMECHE de la team EZBIRI rencontrait
Grégory BRASSAC du Phénix Paris 13.
La première reprise s' achève, et malgré un bon travail avec sa jambe avant, suivi de blocages impeccables avec sa jambe arrière, Grégory n'arrive cependant pas à bien enchainer avec ses poings.
Troisième reprise, Amar a très bien compris la stratégie du boxeur du phénix, et agit en conséquence, en remisant constamment en low kick sur la jambe avant de Grégory qui devient rouge, le boxeur lyonnais enchaine ensuite avec ses poings.
Cette tactique ne parviendra pas à convaincre les juges et Grégory BRASSAC sera déclaré vainqueur.
Grégory BRASSAC et Amar LAMECHE
(Photo : Fabrice Caterini)
Retour dans le format du K-1, le premier boxeur à faire son entrée est
Karim KESSAGHI de Nîmes (Gard,France) il est accueilli par une broncha du public, contrairement au lyonnais
Sofiane HASSI acclamé par tous ses supporters. Dès le premier "low kick" de Sofiane, on sent le public s'unir derrière lui. Un combat qui fait plaisir à voir tant l'engagement est intense. Cependant Sofiane malgré sa fougue semble se faire régulièrement contrer dans cette première reprise et ses coups n'arrivent pas à atteindre leur cible. Sofiane demande alors plus d'encouragements aux siens avant d'entamer la seconde reprise.
Mais après trois avertissements de son adversaire pour coups irréguliers (accrochages), Sofiane HASSI est déclaré vainqueur et un peu déçu de n'avoir pu montrer plus.
Karim KESSAGHI à gauche et Sofiane HASSI en face.
(Photo : Bachir Ghazi)
Seyed BENSAADA (Team Ezbiri) et
Jordan CADEZ ont effectué une premier reprise d'une rencontre en muay qui a démarré très vite. Seyed a mis une pression phénoménale sur son adversaire, ce qui a tout de suite mis le feu dans l'enceinte de Villeurbanne.
Après avoir ouvert son adversaire au visage, Seyed est déclaré vainqueur par l'arrêt du médecin à la deuxième reprise...
Eyoub DERKAOUI a eu l'honneur d'ouvrir le bal en effectuant le premier combat de la soirée contre
Tarik ZERAR de Nîmes (Gard, France).
Cela n'a pas réussi au jeune lyonnais DERKAOUI, Tarik ZERAR sera déclaré vainqueur, après avoir dominé le combat en utilisant bien son allonge.
Tarik ZERAR a bien utilisé son allonge face à Eoub DERKAOUI
(Photo : Fabrice Caterini)
En conclusion, ce quatrième volet du Fightzone fut une réussite totale, aussi bien en terme d'oppositions que de spectacle. Fouad nous l'avait promis, "la barre sera au dessus" cette année ! Les jeux de lumières, la musique, les effets sonores, les feux d'artifices, et le décor ont plus que séduit le public. Il est vrai qu'au vu du nombre de combats, la soirée s'est effectivement terminée tardivement. Mais on ne peut reprocher à Fouad, le cadeau qu'il a tenu à faire à chacun de ses élèves, briller dans un évènement d'une telle envergure n'est pas donné à tout les monde surtout pour les jeunes boxeurs espoirs. Rendez vous au Fightzone 5 !